La relaxation

     De nombreuses approches psychothérapeutiques ont eu recours à la relaxation comme support à leur fonctionnement. La thérapie de relaxation est née de deux courants : l’un médical (E.Jacobson), l’autre psychiatrique: le training autogène  de J.H.Schultz.          

Pour E.Jacobson (1908, U.S.A) se situe à un  niveau purement physiologique en enseignant au patient la « relaxation dite progressive » qui se base sur la détente et en lui faisant percevoir ses différences de tension musculaire : contraction volontaire –relâchement

Le training autogène de J.H.schultz, induit la détente tout en pratiquant six exercices répartis en deux cycles « inférieur » et «supérieur » axés sur le tonus musculaire, la vasomotricité, le rythme cardiaque, les fonctions respiratoires, digestives et sexuelles et enfin sur le symbolique. Avec l’apport de la théorie  psychanalytique (J. De. A juriguerra et  M. Sapir), la relaxation est devenue une psychothérapie à part entière.

Cette méthode de J .De A juriguerra  et collaborateur est basée sur un dialogue tonique avec des exercices orientés sur la détente et la tension, avec une écoute plus particulière sur le tonus  musculaire, les résistances corporelles, les cénesthésies. Ce qui favorise la verbalisation du monde fantasmatique du patient.

Une autre méthode de relaxation à orientation analytique a été élaborée par M.Sapir  qui utilise les principes de relaxation de Schultz  articulés à une écoute et intervention analytique classique. Donc, ce n’est plus l’apprentissage de la détente qui est recherché mais l’analyse des résistances en relâchement musculaire: le tonus étant abordé dans une dimension relationnelle. Les indications de la relaxation à visée psychothérapeutique sont fonctions du type de la  demande du patient. Elles se pratiquent individuellement ou en groupe.

La thérapie de relaxation se déroule  suivant trois phases : une première phase de concentration  mentale (mobilisation de l’attention sur une  représentation mentale agréable), une phase de travail de décontraction, de détente neuromusculaire  sur une partie du corps, une dernière phase de reprise qui représente un retour actif à l’état habituel.

Cette thérapie favorise la rencontre avec le corps  propre ainsi que le corps imaginaire dans une relation thérapeutique.

La thérapie de relaxation est indiquée principalement dans le cadre des perturbations qui s’organisent autour de ce corps (troubles psychomoteurs, trouble du comportement alimentaire, troubles psychosomatiques). Elle  concerne aussi les états d’inhibition  et d’hyperactivité. Elle peut être une première démarche psychothérapeutique chez des patients éprouvant des difficultés de verbalisation pour lesquels les autres formes  de psychothérapie  basées sur la parole sont  rendues difficiles.